04/09/2004

11 août

Sur le chemin de Belgaum, nous nous étions arrêtés maintes fois chez maints frères ou amis de l’un ou de l’autre et à qui l’un ou l’autre tenait à nous présenter. Toujours, ils viennent au devant, offrent leur bienvenue comme on offre un bouquet, un bouquet de tout leur être, et puis le thé, noir ou au lait ? Les tapis jetés à terre pour que nous y prenions place Une église à visiter. Encore. J’entre sans entrer, je ne regarde pas vraiment, je les connais par cœur, ces églises, il y a overdose, mes yeux balayent rapidement. Qu’ont-elles de plus que les nôtres, sinon les guirlandes en plein été et les couleurs, on s’y assoit sur le sol, et après ?

 

Après… Je comprends pourquoi je devais passer par là. Le Père qui nous guide attire notre regard vers le chœur. Je ne rêve pas… C’est bien un chœur à l’hindoue qui se dresse là devant moi, tout d’ocre et d’ornements.  Jésus y est peint une main à hauteur de la joue, le pouce et l’index se rejoignent, le coude de l’autre bras contre la taille, la main ouverte au ciel. La position de méditation hindoue. Et le «Saint des Saints» : une pièce un peu en arrière, où repose le pain, que seul le prêtre pourra libérer lors de la célébration, c’est l’hindouisme encore. Dans cette église, des visiteurs des deux confessions (chrétienne et hindoue) se rassemblent pour prier ensemble. C’est la preuve, il me plaît de le penser, qu’il reste une place pour le dialogue interreligieux, et même avec les croyances qui ne font pas partie du cercle chrétien. Jamais je n’en avais trouvé de signe aussi clair.

 

Il y a bien des choses que j’emporterai avec moi en rentrant en Belgique. Ceci en sera.

15:05 Écrit par Anne | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.