31/08/2004

2 août

Le départ, hier, de Jeri-Meri pour rejoindre Belgaum. Père Barthol avait demandé que soit préparé le mets que nous préférions. Nous l’avons dégusté avec une bouteille de vin, avons plaisanté, chanté. Une vraie fête avant notre départ, qui n’est pas sans rappeler à nos mémoires que si ce voyage avait un but humanitaire il prend quelque fois des allures de tourisme humanitaire, et que partout où nous entrons, nous sommes accueillis comme des princes.

 

Père Barthol loue les services d’un jeune garçon, Barak, qui tient le rôle d’homme à tout faire, ce qui n’avait pas manqué de glisser entre nous un certain malaise durant ce séjour à Jeri-Meri. Bien que nous l’ayons à plusieurs reprises invité à prendre place à notre table, Barak a toujours décliné poliment, affichant néanmoins un sourire exquis. Avant de quitter le bidonville, nous lui avons offert un bracelet qu’il a accepté visiblement ravi.

 

La nuit passée dans le train fut peu reposante. Les secousses de la machine auraient pu me bercer et me conduire au sommeil mais cloportes et autres insectes sont les compagnons habituels des voyageurs indiens, et je n’ai pu détacher de moi ce souvenir. Les bêtes filent à toute allure entre les sièges et sur la paroi du train, une souris traverse le couloir. Ce matin encore, je me surprends à vérifier chaque vêtement, chaque bagage sur lequel je prends appui. de nombreux marchands circulent dans le train, et c’est l’un de leurs appels à goûter leur «Masala tchaï !»[1] qui ont ouvert mes yeux. Mendiants, cireurs de chaussures et marchands d’épices se frayent également un chemin au cœur de cet incessant brouhaha…


[1] En hindi, «thé indien !»




00:14 Écrit par Anne | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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