29/08/2004

31 juillet, quelques heures plus tard

Ce soir, visite chez Preeti. Un repas qui n’en finit pas, qui visite toutes les spécialités indiennes, notre jeune amie et sa sœur et sa mère proposent, proposent encore, «djada lo, djada lo (1), n’est-ce pas bon ?» Mais comment tout goûter, tout apprécier, il y en a tant, nous refusons poliment. Mais c’est peine perdue. Inviter en Inde n’est pas inviter en Belgique ou ailleurs.

 

Celui qui reçoit se tient à l’écart tandis que la table n’est dressée que pour le visiteur, tantôt la maîtresse de maison quitte la pièce, tantôt elle reste debout autour de vous, à recommander telle ou telle spécialité, à guetter la fin de votre dégustation pour amener un nouveau plat. Nous mangeons donc entre nous, surpris par cette coutume, car c’est avec plaisir que nous nous livrerions au bavardage avec Preeti et sa famille.

 

Aux filles, elle offre un bracelet, et à tous une image pieuse. Nous sommes dorlottés comme des rois, comment les remercier pour tant d’amitié, tant d’hospitalité ? Nous les saluons avant de retrouver les rues étroites et sombres du bidonville. «Soyez prudents… Revenez nous voir bientôt !» Nous nous reverrons, oui, dès notre retour, dans deux ou trois ans, selon l’évolution du projet. Nous nous reverrons…



[1] En hindi, «Prenez plus, prenez plus !»




21:10 Écrit par Anne | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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