26/08/2004

28 juillet

Un autre village ce matin. Le même décor, des conditions de vie –ou de survie– similaires au village d’hier. L’étonnement est le même, lui aussi. Il l’est à chaque fois. Nous pataugeons ensuite, avec l’institutrice et quelques enfants, entre les rochers et les marécages pour rejoindre la cascade, à quelque centaine de mètres. L’air est vif, l’eau est claire et dégringole caracole de toute sa force. Un homme y lave son enfant. Ceux qui nous ont suivis se montrent très amusés de nous voir maîtriser chacun de nos gestes. Surtout, surtout, que le pied ne dérape pas… manqué ! La sandale ne servira plus, désormais, qu’à protéger mes pieds du roc, puisqu’à présent, je suis trempée jusqu’aux chevilles, mes compagnons de route n’étant guère épargnés.

 

La pluie entre dans la danse. Nous poursuivons. Les enfants, souples, agiles et craignant peu de se salir, nous ont précédés. Ils se tiennent à présent doits et fiers sur les pierres les plus hautes, avec l’élégance des biches auxquelles la vallée tout entière semble appartenir. Arrêt sur image avant de redescendre jusqu’au rickshaw resté au village.

 

On nous avait menti sur le paradis. Il n’est pas, je crois, au bout de la vie ce long cortège d’errants ; il est là, terriblement là, au détour d’un chemin de poussière, au milieu des rizières et des gosses qui courent à pieds nus.

 

Je le sais, je l’ai lu dans leur regard.



10:41 Écrit par Anne | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Kilou ;) Bon de voir que tu mets ton journal par écrit ;) va falloir que je creuse ton périple plus en détail ;)

Poutous ;)

Écrit par : Angie | 26/08/2004

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