22/08/2004

22 juillet

Ce matin je me lève bien plus difficilement que de coutume. J’ai la migraine, un peu de fièvre, les articulations paresseuses, je respire mal. Je tente de masquer ma panique. Et si les vaccins n’étaient pas efficaces ? Et si un virus mal connu de nos médecins occidentaux s’était manifesté ? Jean tente de me rassurer. Sans doute un coup de fatigue…

 

Toute cette journée se traîne, et j’apprécie mal à leur juste valeur la visite de la demeure de Gandhi, celle de la Porte de l’Inde. Accompagnés de sœur Veena, nous découvrons, charmés, les couleurs éblouissantes des jardins; c’est à celui qui apercevra le plus d’écureuils, de lézards et de papillons, et à qui parviendra à en ramener le meilleur cliché. Mais elles sont farouches ces bêtes à bon Dieu, elles se sauvent à la plus belle vitesse de leurs petites pattes.

 

Sœur Veena joue à merveille son rôle de guide. Son côté sauvageonne est plaisant. Elle rit sans retenue, elle est libre dans ses paysages intérieurs et cela se lit sur son visage. Dans la voiture, elle entonne un air populaire indien. Sa voix est légère et souple, elle ondule, caracole et taquine habilement  tous les recoins de la gamme. Nous l’écoutons de silence, éblouis. Un trémolo délicat dans la voix, elle a ce que seules ont les Indiennes lorsqu’elles chantent et font briller nos yeux un peu plus fort. Son chant ne me quittera pas jusqu’au coucher. Ca ira…


14:58 Écrit par Anne | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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